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 Sur la falaise

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Khi'sat
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Khi'sat

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MessageSujet: Sur la falaise   Mar 5 Jan - 0:24

« Ban'tou, n'avale pas tout d'un coup, tu vas t'étrangler... »

Autant souffler sur un caillou en pensant qu'il allait se mettre à pleuvoir. Le Banshee n'en faisait qu'à sa tête, comme toujours, et levant la tête bien en l'air, il avala tout cru le corps du petit animal chassé à son intention. Après quelques secondes de défi du regard, pour prouver que sa déglutition se passait tout à fait bien, le reptile finit quand même par éructer, tendant de dégager un truc de coincé dans sa gorge.

Le Na'vi soupira et se laissa tomber assis sur un rocher tout proche. Monter jusqu'ici avec cette prise sur le dos n'avait pas été chose aisée, surtout avec le corps encore raide. La chair finissait de se ressouder, mais les muscles avaient perdu en souplesse. Petit à petit le temps effaçait les marques, mais laissait des souvenirs sur sa peau. Combien de temps lui faudrait il encore pour reprendre les chasses sur son binôme Banshee? Pour sentir à nouveau le vent lui gifler le visage? Bah, encore fallait il que Ban'tou retrouve, lui aussi ses forces, et ses ailes.

Depuis qu'il était sur pieds, Khi'sat montait jusqu'à son aire tous les jours, pour voir l'avancement de la guérison, et fournir l'animal en bonnes proies dodues. Bien nourri, content et satisfait, il se remettrait plus vite de la guerre. Eywa pourvoyait à sa démarche, mettant systématiquement sur sa piste un gibier nombreux et sain. De quoi satisfaire ce vieux papy ailé ronchon...

Le vieux papy en question leva la tête, obliquant son regard à droite, vers l'abîme, et ouvrit sa gueule, poussant un rugissement aigu et rageur... Son cavalier lança tous ses sens dans la direction que le Banshee fixait... Un ronronnement sourd et caractéristique, un éclair de lumière fait par le reflet du soleil sur un panneau de verre... Saleté d'humains.

L'animal continuait de râler suite à cette intrusion sur son territoire, c'est à dire le ciel, toujours rancunier des blessures infligées. A n'en pas douter, il portait autant les peaux roses dans son cœur que son compagnon Na'vi. Et puis lui aussi avait perdu trop de ses compagnons pour sauver la forêt. Tout ça pour de la roche, qui était nettement mieux sous les arbres, pour les soutenir et aider leur croissance, puis accueillir leurs dépouilles pourrissantes.

Khi'sat se leva à nouveau, pour venir gratter la peau dure et écailleuse de son binôme, juste derrière les yeux, puis sur le cou. Le banshee adorait ce genre de démonstrations, et il calma ainsi un peu sa hargne désespérée d'animal coincé au sol.

« Bientôt, Ban'tou, bientôt. Pour l'heure, ils sont trop loin. Si j'en croise un dans les bois, il sera au menu de ton festin, sois-en certain. »

Tuer des peaux-roses était mal venu? Non, pas pour Khi'sat, il trouvait ça même nettement gratifiant, et emprunt de logique. Des vies pour des vies, pour remettre les plateaux de la balance du bien et du mal d'aplomb. C'était un raisonnement étrange de la part d'un fervent défenseur d'Eywa, mais c'était raisonnable et aimable de la part de l'ami de nombreux morts Na'vi. Normal pour un solitaire par obligation.


[HRP : J'espère que c'est le bon lieu pour poster ça... J'écris un peu pour m'occuper. Ouvert aux Na'vis, un humain ne serait pas très bien accueilli!]
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Tìhawnu
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Lun 11 Jan - 16:54

        ( Na'vi ) Allez Nìwin !

    Pourqui étais-je en train de lui parler à voix haute, alors que la simple pensée pouvait faire comprendre à mon Ikran ce que je voulais de lui ? Aucune idée, mais parfois, c'était un reflexe pour moi, et je ne pouvais y échapper. Comme pour appuyer mes paroles, le reptile volant replia ses ailes, accélérant encore sa chute, piquant à la verticale sur le lac. S'il entrait en contact avec la surface aqueuse, cela revenait à foncer droit sur un mur de pierre, qui démonterait le corps de l'Ikran en quelques secondes. Mais je n'étais pas imbécile, et je me considérais déjà comme un chevaucheur d'Ikran expérimenté, alors à trois mètres de l'impact, je fis Nìwin ouvrit les ailes, et redresser son vol, afin de planer à seulement quelques centimètres de l'eau calme du lac. De temps en temps, une de ses ailes ou de ses pattes touchait le liquide frais, créer de magnifiques motifs, éclaboussant notre passage d'une pluie scintillante. C'était vraiment un sentiment de liberté qui s'emparait de moi quand je volais librement avec mon ami Ikran, rien n'était comparable à ce que je venais de ressentir au moment du piqué.

    Redressant notre vol, je vis le soleil enclancher sa descente quotidienne, et je me dis qu'il était temps de rentrer, d'amener Nìwin à son perchoir, afin qu'il puisse se reposer un peu. Mais avant cela, il fallait qu'il se nourisse un peu, afin qu'il reprenne les forces que je le faisais gaspiller pendant notre vol. Heureusement, il s'en était plutôt bien tiré de la guerre contre les humains, il y a de cela deux semaines. Mis à part quelques égratinures mineures, et quelques balles à feu ayant traversé ses ailes, rien de grave ne lui était arrivé. J'avais d'ailleurs longuement prié Eywa pour la remercier d'avoir épargné mon Ikran. Donnant l'ordre de chasse, je laissai Nìwin guider le vol à sa guise, me laissant submerger par ses sentiments. Je sentais l'envie d'avaler une proie vivante, de sentir son sang s'écouler le long de sa gorge. S'était assez ennivrant en fait, mais je ne fis rien pour refouler cette envie de meurtre. Après tout, c'était la nature, faite par Eywa, à sa volonté.

    Après qu'il aie avalé une dizaine de poissons juteux, je repris le contrôle sur Nìwin, afin de le faire remonter plus haut dans les airs. Soudain, je vis quelque chose tacher le soleil. Fronçant les sourcils, je reconnu la silouhette d'un Scorpion, ces machines volantes pouvant semer mort et incendie sur son passage. Il fallait que j'aille voir, empêcher les Hommes de détruire. Dirigeant mon Ikran dans sa direction, j'espérais que le Scorpion n'était que porteur de scientifiques venus étudier notre Terre. Et puis elle se dirigeait vers ... non ! La Passe du Vautour ! Khi'sat s'y rendait tous les jours afin de nourir son Ikran blessé pendant la guerre ! Il fallait que je dévie la trajectoire des Hommes, car connaissant mon frère, je le savais capable d'attaquer les humains. Mais petit à petit, je vis avec soulagement que le Scorpion ne faisait que passer, et disparut rapidement à l'horizon, dans la direction de la base humaine.

    Tout le stress qui s'était emparé de moi s'évanouit alors que je survolai la Passe du Vautour, surtout quand j'aperçu Khi'sat qui tranquilisait Ban'tou. Alors que je n'étais plus qu'à un mètre d'eux, je défis le lien en ordonnant à Nìwin de retourner à son nid, j'atteris délicatement aux côtés de mes amis. Je saluai respectueusement l'Ikran :

        ( Na'vi ) Je te salue, honorable Ban'tou. J'espère que tu te remet bien de tes blessures.

    Puis, et cette fois en adressant un franc sourire à Khi'sat, je le saluai en levant mon arc dans sa direction, puis je dis :

        ( Na'vi ) Et toi frère, comment vas-tu aujourd'hui ? J'ai bien cru que le Scorpion en avait après toi !
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Lun 11 Jan - 17:27

[Na'vi pour toutes les paroles/discussions.]

Ban'tou continuait de regarder dans le vide du ciel, et il semblait fixer un point, plus agile et aérien que le Scorpion de verre et de métal. Qu'avait il vu? Une proie? Bah... Avec un air neutre, et toujours assez renfrogné lorsqu'il croisait, même de loin, les peaux roses, Khi'sat chercha à suivre son regard. Les Ikran avaient une excellente vue, bien meilleure que celle des Na'vis. Il avait depuis longtemps appris à faire confiance aux sens experts de son compagnon ailé. Khi'sat s'était donc levé, et connecté à Ban'tou pour voir par ses yeux.

Un chasseur Na'vi fendai l'air, non loin. Voltes, virevoltes et piqués. Avec un pincement d'envie, Khi'sat observa ce duo, cherchant à reconnaître l'animal, par ses couleurs. Au bout de très peu de temps, il reconnut Nìwin et donc par extension, son cavalier : Tìhawnu. Le jeune chasseur était de son clan, de sa génération. C'était ce qu'on pouvait appeler un ami proche. Ils avaient certaines visions en commun, mais Tìhawnu n'avait pas un point de vue aussi radical que lui à propos de « l'envahisseur ». Ça ne fut que lorsque le Na'vi atterrit tout proche d'eux qu'il rompit le lien, désormais certain que plus aucun détail n'avait manqué à son observation.

L'Ikran de Tìhawnu fila sans demander son reste, et grand bien lui en prit. Face à un vieux ronchon comme Ban'tou, on ne pouvait jamais jurer de rien, surtout de sa bonne humeur. D'ailleurs, à peine le Na'vi avait il fini de les saluer, que l'Ikran mauve ouvrit la gueule en montrant les dents. Il exprima son point de vue sur l'intrusion sur sa plateforme à coups de grognements vocaux non équivoques. Quelques petits bouts de viande et de bave vinrent atterrir aux pieds de l'intrus. Miam miam... Et puis, voyant que de toute façon Khi'sat ne ferait rien pour le soutenir dans sa démarche de défense du territoire, il se retourna et alla s'isoler (non, alla bouder) quelques mètres plus loin.

Khi'sat avait levé les yeux au ciel pendant la démonstration d'amour universel de sa monture. Avec un soupir, il s'excusait de l'inexcusable, c'est à dire le caractère pourri de Ban'tou. Mais rien ne le changerait jamais. Tìhawnu devait en avoir l'habitude aussi. Passant outre la petite colère passagère de l'Ikran, le Na'vi répondit à son visiteur. Il avait la voix grave, et mêlait sérieux et dépit. Comme si réellement il pensait ce qu'il disait.

« Dommage qu'il ne se soit pas plus approché. Ça m'aurait donné une excuse pour tenter de l'abattre. »

Peur de ces engins? Non, pas du tout. Et pourtant ils étaient plus lourdement armés que lui, mais si la guerre leur avait à tous appris des choses, c'étaient bien les failles de ces appareils.

« Bonjour frère. Bah, ça va mieux tous les jours. Eywa y pourvoit. »

Il haussa les épaules, pour éluder le sujet de sa santé de la discussion. Ça allait comment c'était sensé aller dans ces conditions, point barre.

« Je vois que ton Ikran se porte toujours bien, c'est une bonne chose. Et toi alors? Et le clan des chasseurs? Des nouveautés ce matin? Je n'ai pas eu le temps de rencontrer grand monde depuis mon réveil. »

Ses petites visites à la falaise le faisaient se lever tôt, partir tôt, et il n'avait que l'après-midi pour vivre au milieu de ses semblables. Lorsqu'il ne choisissait pas plutôt de rester dans la forêt, bien sûr. Pourtant, Khi'sat n'avait jamais été un solitaire avant la guerre, il restait toujours avec Tsu'tey, comme deux jumeaux, ou comme un couple disait on parfois en riant. Mais tout avait changé.

« Y a t'il eu des incursions d'humains? »

Le mot « Humains » avait été prononcé avec un dédain certain. Il mettait dans le même panier les marcherêves, leurs petites récoltes scientifiques n'étaient pas vues d'un bon œil de sa part, d'autant plus que les faux Na'vi étaient constamment flanqués de soldats, pour leur « protection ».
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Lun 11 Jan - 18:09

    Pendant tout le temps que j'avais mis à atterir, Ban'tou, l'Ikran de Khi'sat, s'était montré des plus ... grognons. Il expulsa même quelques restes de son déjeuner dans ma direction, mais j'évitai habilement les morceaux de nourriture. Lorsqu'il se fut enfin retourné dans son coin, sûrement pour s'isoler un peu des nous, je pus enfin écouter la réponse de mon frère. Ce dernier regrettait que le Scorpion ne s'était pas approché un peu plus. Je ne pus m'empêcher de sourire à cette annonce : je savais Khi'sat capable de s'attaquer seul à un Scorpion, même si j'aurais préféré qu'il soit accompagné d'autres monteurs d'Ikrans, voire de Toruk'makto en personne. Mais bon, il ne s'était rien passé, heureusement. Je décidai alors d'écouter Khi'sat jusqu'à la fin, avant de lui répondre.

    Quant à sa santé, il me déclara aller mieux de jour en jour. Je ne pus retenir un soulagement énorme : je tenais beaucoup à Khi'sat, et le voir souffrir alors que nous avions combattu les Hommes côte à côte m'emplissait de douleur. Comme il l'affirma, Eywa le soignait, rendait la force et l'agilité à son corps. Lorsqu'il évoqua le bon état de Nìwin, je lui lui envoyai un sourire sincère : savoir qu'il s'inquiétait pour mon Ikran faisait chaud au coeur. Nìwin n'était pas vraiment comme Ban'tou. Ce dernier, plus vieux et expérimenté, devenu bougon et grognon, alors que Nìwin ne demandait qu'à voler, chasser, et combattre les Hommes. Tiens, voila un point commun avec l'Ikran mauve. Mais je respectais Ban'tou pour son courage, car je l'avais vu combattre à maintes reprises, et je le savais, peut-être moins rapide que mon Ikran, mais bien plus puissant et expérimenté.

    Khi'sat me demanda alors des nouvelles de moi-même et, en général, des Omaticayas. Pour moi, tout allait bien. Mis à part quelques cicatrices récoltées pendant la bataille, je n'avais rien eu de grâve, de sorte que j'étais, à peine quelques jours, deux ou trois, après la guerre, je pus de nouveau chasser normalement. D'ailleurs, tous les chasseurs s'en étant sortis "indemnes" se voyait, jusqu'à ordre contraire, chasser le plus de gibier possible, afin de palier aux besoins nutritionnels de nos frères et soeurs. Avant que j'aie le temps de répondre, Khi'sat enchaina en me demandant si les Humains avaient menés des incursions hors de leur base.

    Naturellement. Sauf que cette fois-ci, nous les contrôlions aisément, surtout en postant de nombreuses sentinelles tout autour de leur base. Ainsi, si une mission en sortait, les sentinelles envoyaient rapidement un message à la Maison, qui, en retour, envoyait une équipe surveiller les Hommes, afin de vérifier, furtivement, qu'ils ne causaient aucun tort à Eywa. D'ailleurs, s'ils sortaient uniquement dans le but de tuer pour le plaisir, ils se retrouvaient rapidement avec une flèche empoisonée dans le corps. Même les Avatars, ces imitations du Peuple, sortaient en tout impunité. Et même si je les considérais presque comme des êtres égaux, je m'en méfiais comme d'un Humain.

        ( Na'vi ) Oui, je me porte bien. Merci mon frère pour l'intérêt que tu me portes. - Après avoir marqué une petite pause pour m'incliner avec respect, je continuai, plus grâve : ( Na'vi ) Nous contrôlons tous les gestes des Hommes. Pour l'instant, ils se limitent à des expéditions scientifiques. Aucun de leurs gestes ne nous échappe.

    Après avoir terminé, je frappai fermement ma poitrine à l'aide de mon poing, afin de montrer ma détermination envers ce que je venais de dire. Puis une idée me vint en tête, et je décidai de l'exposer à Khi'sat.

        ( Na'vi ) As-tu quelque chose de prévu pour ce soir ? Je pensais partir à la chasse, et je cherchais quelque pour m'accompagner. Si ton corps ne le veut pas encore, pourrait-on simplement marcher dans la Loreyu ?
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Mar 12 Jan - 3:13

L’après midi ne commençait plutôt pas mal, même si le passage du Scorpion avait voilé son humeur quelques instants. Pour la suite, l’arrivée de Tìhawnu calmait doucement le chasseur, qui voyait dans ce visage connu un reflet de normalité, et de sérénité. Discuter avec un ami, ça apaisait les rancœurs.

Bien entendu, les hommes n’auraient pu sagement rester reclus dans leurs bulles carrées de métal, de plastique et de verre, il fallait qu’ils aillent voir sur le territoire Na’vi si ils y étaient. Parasites. Petite plaie ouverte qui ne cesse de rouvrir et de saigner. Tss, et dire que des guerriers et des chasseurs étaient constamment monopolisés pour surveiller leurs faits et gestes… Ces mains là auraient été plus utiles pour s’occuper du clan, et non pas pour observer des intrus. Soit.

La dernière intervention de Tìhawnu réussit à éveiller une étincelle de curiosité dans les yeux de Khi’sat. Déjà, parceque normalement un chasseur qui dispose de ses ailes préfère chasser du ciel, même si le sol est tout à fait possible. Et puis de nuit, c’était assez incongru, au fond. A moins que Tìhawnu parle de crépuscule en évoquant « ce soir » ? Ou qu’il ait en vue une proie plus exotique que d’habitude ?

Mais surtout il y avait là l’écho d’un défi, qui se trouvait surtout dans la dernière phrase… « Si ton corps ne le veut pas encore ». Depuis quand son corps allait dicter sa loi à un chasseur Na’vi ? Après tout, il avait beau être encore raide, Khi’sat arrivait à grimper jusqu’ici… L’accès à la falaise n’était pas donné aux grabataires. Ils n’avaient pas encore l’âge des vieillards alors pas question de remettre ses capacités de chasse en doute à ce stade là de la guérison. Quelques jours plus tôt, il n’aurait pas tenu le même discours, certainement.

Un sourire se décida à percer, étirant les lèvres de Khi’sat. C’était une expression qui lui était rare, ces derniers temps. Les cicatrices de son visage, reliquats des évènements survenus deux semaines plus tôt, s’étirèrent également, mais leur rigidité les empêchait de suivre totalement le mouvement. Elles créaient donc des sillons dans la chair, donnant à son visage un air très asymétrique.

(Na’vi)« Marcher dans la Loreyu ? Allons, l’ami ! Je n’ai pas encore l’âge des balades de digestion. Mon corps, tout couturé soit-il, suivra le tien là où tu passeras. Je te le parie. »

Les défis l’avaient toujours motivé. Sans les « serais-tu capable de… », il n’aurait pas, par exemple, obtenu Ban’tou comme Ikran. Comme les autres, il se serait contenté d’un animal plus jeune, plus rapide, certes, mais moins puissant. Plus facile d’accès, et moins dangereux à approcher pour un novice. Un gros mâle adulte avait de bien plus grandes griffes … Encore une bravade de Tsu’tey, qui par miracle avait fonctionné. Les deux êtres s’étaient plus, grand bien leur fasse !

L’Ikran mauve, d’ailleurs, semblait trouver fort peu convenant que son Na’vi attitré semble content alors que lui boudait. Pour ne plus assister à ce spectacle contrariant, il prit la tangente, montant sur le niveau supérieur en escaladant la falaise de ses griffes puissantes. Khi’sat le regarda bouger sans mot dire, attentif : si il en était à ce stade de déplacement là, alors les ailes seraient ses prochaines étapes. L’Ikran pourrait certainement bientôt voler à nouveau.
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Mar 12 Jan - 10:21

    ( Désolé c'est court --'' )


    Au début, mes nouvelles semblèrent fâcher Khi'sat. Je savais qu'il voulait tuer les Hommes, notamment lorsque nous les surveillons. Mais après tout, s'ils ne faisaient qu'observer les merveilles de notre monde, en faire des croquis et noter leurs remarques, aucun soucis. Après, s'ils ôtaient la vie pour le faire, ils risquaient fort de voir un groupe de guerriers ou de chasseurs leur tomber dessus. Et là, nous n'avions plus aucune pitié. Heureusement, ce n'était arrivé que très très peu de fois jusqu'à présent.

    Le bonheur sembla de nouveau habiter Khi'sat lorsque je lui proporai une petite partie de chasse. Mais il devait bien se douter qu'il ne s'agissait pas d'un Yerik qui était visé, sinon je l'aurais pas besoin d'aide, ou j'aurais pus m'en occuper très rapider à dos d'Ikran. Disons que j'avais une idée plutôt loufoque en tête, donc, l'idéal pour moi et Khi'sat.

    Ce dernier, en souriant, déclara ne pas en être au point de ne rien avoir à faire d'autre que de marcher dans la Loreyu. Il avait relevé mon défis, et j'en étais tout heureux. Par contre, je fus déchiré intérieurement en voyant ses blessures s'étirer. Avais-je bien fais de lui proposer cette dangereuse chasse ? N'en sortirait-il pas en pire état qu'il ne l'était déjà ? Puis j'aperçu Ban'tou, qui sûrement lassé de notre conversation, grimpa sur la falaise ... pour ne plus nous écouter ? Cela me fit dire que si Khi'sat était capable de grimper jusqu'ici, son corps lui permettrait ce que j'avais en tête. Car le chemin qui menait à l'endroit où nous discution ne pouvait être atteint que par des chasseurs expérimentés. De simples novices ne seraient tout simplement pas capables, ils chuteraient sûrement dans le vide en perdant la vie. J'exposai alors mon idée, un sourire malicieux sur les lèvres :

        ( Na'vi ) Avec tous ces chasseurs blessés, la Tribu a besoin de plus de nourriture que nous pouvons en chasser. C'est pourquoi ... J'ai repéré une harde d'Angtsìk.

    A cet instant précis, Khi'sat devait sûrement me prendre pour un dégénéré mental. Les Angtsìks étaient les plus gros gibiers trouvables sur notre Terre, et également des plus dangereux. Même les Palulukans ne s'attaquaient pas à un troupe entier de ces créatures énormes. Pour moi, qui en avait déjà abattu, c'était une sorte de défi : car si je l'avais déjà fais en compagnie de nombreux groupes de chasseurs, là je serais seul avec Khi'sat. S'il accèptait, je lui exposerais mon plan, ou du moins une partie !
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MessageSujet: Re: Sur la falaise   Ven 15 Jan - 16:36

Bien, qu’avait Tìhawnu en tête ? Une petite partie de chasse tranquille, ou du plus sport ? Du rapide ? Du lourd ? De l’agressif ou du passif ? Demander de l’aide à Khi’sat laissait entendre que ça serait excitant. Ils avaient beau ne pas être très vieux, ils étaient aguéris, assez pour la majorité écrasante des gibiers habituels.

Eywa proposait aux Na’vis un certain nombre de proies accessibles, car, comme leurs dents le laissaient comprendre, ils étaient aussi faits pour consommer de la viande. Tuer pour manger, puis être tué pour être mangé... Ou recyclé dans la terre. Rien de plus naturel que la nature de la chasse. Rien ne se créait, rien ne disparaissait, tout se transformait. C’était ainsi, le cycle de la forêt.

Un instant, le chasseur songea que son ami faisait peut être tout ceci dans un but plus généreux, à savoir chercher à le divertir, à le sortir de la routine. Et bien soit, que ce soit vrai ou pas, cela marcherait. Khi’sat ne risquait pas de refuser pour des raisons de fierté mal placée. Ca n’aurait pas été Na’vi du tout comme comportement...

Une... une harde de quoi ?

Khi’sat n’avait rien dit, mais l’étonnement et l’incrédulité sur son visage laissaient comprendre qu’il n’en pensait pas moins... Dans le genre mastodontes territoriaux, les Angtsik gagnaient la palme. Enormes, pas forcément très intelligents, ils appliquaient à la lettre la doctrine : tu écrases d’abord, tu réfléchis après. Si tu réfléchis, bien sûr.

Evidement, les chasseurs Omaticaya avaient déjà tous participé à au moins une chasse à l’Angtsik. Cela demandait ruse et préparation : le mieux était d’isoler un animal, ou s’en prendre à un vieux, ou à un blessé, et surtout de viser juste. Angstik blessé, arbre perché ! Apprenait on aux jeunes Na’vi. Et de préférence, choisir un gros arbre, assez solide pour ne pas être abattu à coup de tête plate !

Là, ils étaient... euh... deux chasseurs ? Dont un à pieds obligatoirement. Et il avait repéré une harde... Complète ? Ca n’était tout simplement pas logique comme proposition, il devait y avoir un plan derrière tout ça... Khi’sat pris la parole, calmement, méthodiquement.

« Je suis d’accord sur le fait que plus de nourriture ne serait pas de refus. Ca serait même assez de viande pour constituer de bonnes réserves. Mais, tu dois certainement avoir une idée derrière la tête pour la chasse. Evidemment je veux savoir laquelle ! »

Il fit une pause, un demi-sourire sur son visage laissait entendre que son discours ne voulait pas dire qu’il refusait...

« Et puis tu y as peut être déjà pensé, mais il faudra ramener la viande... Ca fait bien trop lourd pour être soulevé à quatre bras. En plus, tous les prédateurs du coin risquent de venir nous disputer la carcasse. Un plan pour les contrer ? »

Khi’sat ne se voyait pas perdant, mais tentait d’imaginer l’envers du décors. Pour une petite proie, les carnivores opportunistes laissaient généralement les Na’vis tranquilles. Mais pour tout ce volume de viande, certains risqueraient de venir affronter les chasseurs. Surtout s’ils n’étaient que deux...
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